Cet Ami là avait une peau mentale épaissie par un doute tenace, tatoué d’ombres anciennes et cette irrésistible envie de partir loin, le plus loin possible pour retrouver ses racines, les retourner plutôt, pour planter autre chose, pour trouver la fertilité de sa propre parole dans l’écriture. Il alla creuser beaucoup et déraciner contre l’avis local, il alla supposer des promesses de vie en des lieux improbables, il voyagea avec si peu d’argent en poche qu’il lui fallut d’emblée occuper des places des « gens de peu », à ras de terre, des factions insalubres, en évitant instinctivement de s’y enliser. Je me souviens d’une lettre reçue de lui, lorsqu’il était en Syrie, où avec femme et enfants il tentait de rester accroché au soleil d’orient, il m’avait parlé avec un ton calligraphique, écorchant, imbibant d’encre noire la page, en manquant par endroits, à cause de la grande largeur de la plume et de l’ inclinaison obligée de la main pour supporter la verticalité des lettres… Première impression d’une écriture en marche et d’un ton sans concession… sans cran d’arrêt… On ne retient pas un tel homme avec des mots et des consignes de prudence. J’ai compris depuis qu’il était double. Une sorte de jumeau à lui-même, remplaçant peut être un autre familier, perdu, un père, un frère… un autre vagabond……(un grand-père paysan spolié…) François Augiéras ou un autre… un perdant … fier de l’être peut-être, mais je n’en suis pas sûre. J’ai connu et lu tous ses livres, plus d’une quarantaine… j’ai participé tout un été à leur relecture et à celle de ses notes de carnets afin que Le regard du cœur ouvert paraisse à La part commune en 2009 sous la forme d’un journal. J’avais d’abord aimé Au bord du monde en 2001, m’étais fortement émue avec son Lâcher prise en 2004 et plus encore avec Celle qui n’a pas les mots en 2009 aussi. Le sachant plus arrimé aux liens de survie sociale entre travail , paternité et vie ordinaire (sans doute beaucoup trop sédentaire à son goût), j’ai perdu de vue et de voix l’homme que j’imagine encore sous la pluie ou en plein soleil, clamant ses convictions humanistes et communautaires noyé dans une foule de sourds.
Mais je savais qu’il reviendrait à proximité avec ses livres… Deux de plus dans ma bibliothèque !… JOURNAL FUGITIF AU MOYEN-ORIENT et VERS LA STEPPE. Il y est accompagné par d’autres amis, d’autres « chercheurs », deux photographes Françoise NUNEZ et Bernard PLOSSU ou un peintre (vieux complice) Jean-Gilles BADAIRE Je les ai ouverts ce week-end et lus très attentivement. Ils vont m’accompagner tous ces jours en attendant de revoir leur auteur à la Librairie des Ardents.
Ce JOURNAL FUGITIF AU MOYEN-ORIENT, aux éditions LE TEMPS QU’IL FAIT en Janvier 2012 , prend pour moi une importance toute inédite en raison des révolutions arabes, et de cette conviction de Joël VERNET que seule l’aventure solitaire aux confins des interdictions de vivre décemment , de circuler et de rencontrer, mérite d’être vécue et pourquoi pas écrite au jour le jour. Ecrire est-il une forme de révolution permanente à l’échelle individuelle ? Je ne peux que l’encourager. Et si la « boucle de vie frappe le sol comme un burin » il n’est pas très étonnant qu’on entende les vibrations à la manière des indiens, en collant nos oreilles de lecteurs, sur la croûte purulente et contagieuse de nos indifférences, pour entendre les pas de ceux qui traversent les frontières et qui les combattent à leur façon.
« Ce soir, dans la vaste maison silencieuse,
tout un peuple silencieux glisse sous mes yeux,
à travers le halo d’une lampe ».
Joël VERNET , Vers la steppe ,
LETTRES VIVES , Collection Entre 4 Yeux,
collection dirigée par Claire TIEVANT , Octobre 2011 .
Marie-Thérèse PEYRIN , Dimanche 22 Janvier 2012
Vous pouvez rencontrer Joël VERNET cette semaine à Lyon 1er, 17 Rue Neuve,
la Librairie LE BAL DES ARDENTS
Mercredi 25 janvier, à partir de 18 heures
Rédigé à 22:16 dans Eloge du pain et du perlimpinpin, AGENDA CAUSE DES CAUSEUSES, AMITIES BELLES, Joël VERNET | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Demain Mercredi soir chez Maguelone Gilbert-Vidal au Café Coloré, 11 Rue Terme, Réunion de projets entre les adhérent(e)s Lyonnais disponibles de La-Cause Des-Causeuses...
Retrouvailles ouvertes aux sympathisants et aux curieux... Si vous vous ennuyez avec nous, vous mangerez de la soupe en bas, et nous le chocolat avec les mandarines en haut ! La poésie aime se rencontrer sous le plafond enrichi d'un cercle zodiacal qui protège toutes nos rencontres.
A très bientôt , en Poémie Amie !
P.S Nous sommes désolés de ne pouvoir rejoindre la Scène Poétique organisée au même moment par Patrick DUBOST, mais si vous y allez, nous ne serons pas jaloux et surtout, embrassez-le de notre part !
Chers Vous tous !
A cause de la douceur des automnes plongeants, du fleuve à grande vitesse, à cause du fleuve, oui, et des myriades de bateaux jamais pris et à quai pour tous les départs, on a fini par avoir sommeil de notre propre force et on continue à tout vouloir inlassablement !
Novembre en catimini, plus confidentiel et excentrique que jamais, profile l'hiver à tendresses et nous préparons des nids tièdes pour vos rêveries !
Si certaines disent que Casimir lui-même aurait forcé les destins plutôt que d'attendre à la croisée des routes les chemins tergiversés, c'est parce que nous supplions d'être vivants les arbres, les forêts, les hommes-tigres et que nous dansons sur la neige sophistiquée des bosquets silencieux et automnaux !
On vous donne l'Antre-Autre en mille, sa programmation, ses chansons-clochers, ses fièvres, ses étoiles filantes, ses foudres et novembre commence à bruire en pas dans la neige et en printemps talentueux !
Notre programmation, flagrante, du mois d'octobre a été un vrai succès mais demain promet aussi du beau, du solaire, l'été, en somme, à tous les carrefours !
A LA UNEDu 1er au 27 novembre : Exposition de peintures : Artrisme par FaynicoFF |
Rêverie |
Hippocampe |
NOS RENDEZ-VOUSMardi 8 novembre à partir de 20H00: scène slam, animée par l'Alchimiste |
|
Jeudi 17 novembre à partir de 18H00: les rencontres colorées de l'Antre-Autre, meetup artilinki |
LE MOT DE LA FAIMPour tout le reste de nos informations magiques, l'Antre-Autre continue sur sa lancée solaire et vous invite à Rome ici-bas, construite en un jour par nos rêves, somptueuse et éternelle, les soupes coulent à flot, les fondants s'épanchent délicieusement, les lampes s'années-trentisent, le temps se suspend ! |
|
L’Antre Autre - www.lantreautre.fr |
Horaires |
Rédigé à 08:02 dans Eloge du pain et du perlimpinpin, AGENDA ENTRE AUTRE | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Même les poivrons se font surprendre par la neige.
Mth Peyrin / Photo du Jour 19.12 .09 / Lyon Bellecour
Il neige ! Il neige !
Oh non… il neige…
*
Le blanc d’une boule
lancé sur une bouille réjouie
n’est pas le même que celui
qui se lit sur un visage barré.
*
La vie se joue ou se traîne
au bout d’une couleur,
qu’on la travaille noire toute une vie
qu’on la polisse belle et pleines de cris
*
la vie est un arc-en-ciel souvent joli,
parfois un ciel de traîne
souvent un éclat d’envie.
Voilà. C’est dit. C’est rien. C’est tout.
*
Mais j’avais envie de rire et te dire
Il neige, youpi !
Rédigé à 20:56 dans Eloge du pain et du perlimpinpin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Photo Mth Peyrin , Eté 2009, Van Gogh n'y est pour rien !
Ils ou elles veulent
qu’on les lise, mais désirent par dessus tout qu’on les
choisisse, qu’on les distingue, voire qu’on les rémunère pour leur temps
consacré à écrire. Quelle que soit la douleur inhérente à l’acte d’écrire, le
fait d’en avoir le temps est un privilège qui rend très inégal le mérite de
ceux qui y parviennent. Il y a trop à lire, tout le monde le sait, mais ce
n’est pas triste, c’est un signe d’espoir dans la civilisation . Il faudrait ,
calculé à la louche, des millions de vies à plein temps pour accueillir ce qui
est publié. Aujourd’hui, par souci de respect et d’honnêteté, je préfère lire
peu, mais bien attentivement , quelques auteurs rencontrés par affinités
spontanées ou par hasard heureux. Je n’ai plus le goût de commenter mes
lectures, c’est devenu une perte de temps précieux que je préfère
consacrer à la vie ordinaire ou à d’autres découvertes, je préfère
montrer les titres, les auteurs et un ou deux extraits. Je ne m’astreins
plus à une note quotidienne. Je respire librement et je me déplace entre signes
écrits et pensées. J’accorde de plus en plus d’importance à la qualité des
accueils entre gens qui se connaissent et croient se connaître alors qu’ils ne
se lisent pas mutuellement. Il faut commencer par là. Avoir l’humilité de se
dire, j’ai été en phase ou non avec ton travail d’aujourd’hui et j’attends le
prochain. Je te fais confiance. Je te lis dans l’effort vivant. Je te
reconnais. Ecrire , pour moi, ce n’est pas chercher à rallier l’élite (qui
est toujours politique, économique et conjoncturelle) c’est
attester devant autrui qu’on est présent(e) et qu’on tente de faire
bonne figure à ce qui vient à nous. Vous comprenez ?
Mth P.
Rédigé à 10:15 dans Eloge du pain et du perlimpinpin | Lien permanent | Commentaires (3) | TrackBack (0)
*
C’est beau d’avoir élu
Domicile vivant
Et de loger le temps
Dans un cœur continu
[ …]
Et d’avoir senti l’âge
Ramper sur le corps nu
[…]
D’avoir senti la vie
Hâtive et mal aimée
De l’avoir enfermée
Dans cette poésie.
*
L’ Hommage à la vie de Jules Supervielle
*
Elire domicile suppose un lieu matériel qu’on investit. Mais y accoler vivant change la donne : le corps est plus qu’une maison de brique et de pierre, c’est un lieu de chair chaude et fragile. On connaît les feux continus, qui ne s’éteignent pas parce qu’on les entretient jour et nuit ; ici il s’agit du cœur dans lequel se loge le temps.
________________
Colette Nys-Mazure dans La chair du poème,
p.82-83 , Albin Michel , 2004 .
Mth P (c) Mai 2008 Quai du Rhône
Rédigé à 15:11 dans Eloge du pain et du perlimpinpin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
A propos de
ECRIT SOUS DES FEUILLES AVEC DU RIMMEL
reçu au courrier de LA CAUSE DES CAUSEUSES
__________________
Lecture lente, je m’y habitue
l’écriture ralentit aussi :
le temps d’entendre et de comprendre ,
la mélodie stripteaseuse ou taiseuse des doutes…
Nudité des carnets de route…
Si différente de celle des femmes qui « vivent dangereusement » un peu plus souvent en dehors des vieilles turpitudes sexuées. On aime bien qu’avec le cœur, la peau le sait, c’est pourquoi elle affectionne les superpositions , s’habille d’humour et n’enlève que ses bagues…
*
Langue crue, langue à crédit ? Langue à cru, langue … pour faire accroire ?… En tout cas, on y voit l’ accroissement du distinct, l’ instinct d’esquive et de quête vive, l’homme se quitte et s’acquitte, plus ou moins douloureux. Toujours la valise à la main ou la sous-tasse où il boit la tasse, cherchant le marc au fond des mots. Pasmonkov se regarde regarder, contemplatif chercheur, buveur d’images et de mirages. Chercheur d’emploi à pleines dents, amoureux errant, Boris trinque à la santé des femmes, celles qui consolent ou exaspèrent par leur beauté fascinante et fuyante. Nul ne sait s’il connaît les autres, les moins offertes, les plus qu ‘imparfaites, les ondines de chaumière ou les modernes démaquillées à double vie… La loi ancienne de la répartition des rôles lui va comme un gant de velours, il caresse ses rêves et bétonne le réel à coup de remblais successifs comme des déchets nucléaires. Arthur lui a montré la voie, elle est celle des impatiences et des indécences, Rimbaud et « ses semelles de vent », son parcours de jouisseur effrayé par les créatures inaccessibles ou possessives. On ne guérit jamais à perpétuité de ce besoin des petites morts à points serrés et variés. Il recoud donc avec du raphia vert ses poèmes-commentaires. Il surfile la langue des circonstances, il reprise et reprend à souhait les matins terribles où les cordons ténus ne relient plus que des sentences . Il ignore « s’il faut offrir des fleurs ou des barreaux de prison aux femmes évasives, ou des bouquets de crevettes aux femmes évasées », et plus tard « il atténue » dans « le point de certitude 136 » :
*
Chaque histoire d’amour est la même
Dans le reflet des éclairs de la peau,
Celle d’une prisonnière et d’un maton
Qui regarde les draps à repasser
Comme une proposition d’évasion
*
[…]
*
Ecrire à la vitesse de la lecture
Tu sais faire ?
*
( Imagine )
*
Il y a l’amour silencieux
Qui te dévore des yeux
Puis celui à reproches
Qui t’en décroche
Il y a l’amour saisonnier
Dont un sur quatre est prisonnier
Et l’amour des autres
Préfacé par un bon apôtre
Tout dedans sans rien autour.
*
[…]
*
Mais si tu veux de l’aide
Il y a l’amour à deux
Souviens-toi du pied de lit
Qui a toujours besoin d ‘un peu de compagnie
*
[…]
*
Qui sommes nous, nous les poètes, groupuscules de batteurs de cils ?
Elle me croyait poète
elle m’a dit :
tes mains sont apparentées aux virgules
*
Soupir
*
Tu veux que je te raconte
Plus longtemps que toi
Alors que ta seule valeur
Loge dans ton attente
*
(87)
_______________________
Rédigé à 21:49 dans Eloge du pain et du perlimpinpin | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
Une gageure Une folie Un Mai Joli Un sentiment Un haut gréement Un vol d’oiseaux Une Aventure
Un bon radeau
Un grand voyage
« Je t’aime encore
Tu sais
Je t’aime
La la la La la la la
Mardi 13 mai 2008
HSignature Monsieur HSignature Madame
Rédigé à 15:44 dans Eloge du pain et du perlimpinpin | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)
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Textes choisis et dédiés
à Michèle HIEN
auteur de
Elle a participé à la journée d'hommage
du 15 MARS et au livre de LETTRES D'AMI(e)S ATTENTIVEMENT, Charles Juliet
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Seule.
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Fascinée, je fixe des yeux le pain qui reste.
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Cela a été.
Passer à la boulangerie avant, les petites pièces, la gaîté
Car plus que quelques minutes.
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Et une baguette entière
Pour la seule raison qu'entière.
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Comme si
Ne plus couper le temps.
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Tu es venu.
Une par mangée, une part restée.
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Ce qui brûle le coeur, c'est le morceau disparu.
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Mais je caresse les miettes qui écorchent la nappe
Aujourd'hui.
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Ariane Dreyfus, ANTHOLOGIE 50 Poètes Français d'aujourd'hui, présentés par Le Printemps des Poètes, Préface de Jean-Pierre Siméon, 2008, p.47
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et un texte de Colette NYS-MAZURE
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HOMMAGE A LA VIE
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Dimanche matin. Grands froids. Je sors chercher le pain dans la neige craquante. Les habitations, les arbres semblent crispés, pris dans un gel silencieux. Où sont les oiseaux? Calfeutrés derrière leurs volets, leur double vitrage, les habitants dorment encore. Plaisir extrême de marcher emmitouflée dans cet air vif, conscience (accrue par un accident récent) de la chance d'avancer sur mes deux jambes même si les plaques verglacées les menacent dangereusement. Louange.
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Bavardage à la boulangerie avec un cycliste qui fait montre de son équipement isothermique. Chaque fois que la porte s'ouvre, un courant polaire s'engouffre. Un gamin aux doigts blancs tend maladroitement l'argent du pain qui roule sur une tarte à la crème; il me rend l'enfance : les arrivées à l'école en larmes tant me faisaient souffrir les extrémités gelées, progressivement réenvahies par le sang.
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Retour à la maison chaude dont l'haleine m'accueille dès le seuil.
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Colette Nys-Mazure, La chair du poème,
Petite initiation à la vie poétique, Albin Michel, 2004, p.81.
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Rédigé à 12:17 dans Eloge du pain et du perlimpinpin | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)